Strasbourg, paroisse réformée du Bouclier

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Paroisse Réformée du Bouclier
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France


  • Consistoire de : Strasbourg
Lieu de culte
  • Ville : Strasbourg
  • Adresse : 4 rue du Bouclier
  • Coordonnées géographiques : 48°34'51" N, 7°44'39" E
Contacts



Paroisse réformée du Bouclier, 4 rue du Bouclier, Strasbourg (67000).

La paroisse réformée du Bouclier est membre de

  • l'EPRAL (Eglise Protestante Réformée d'Alsace et de Lorraine)
  • elle-même membre de l'UEPAL (Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine).

Ses pasteurs sont :

  • Pierre Magne de la Croix

Histoire

La paroisse

Les origines

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La paroisse réformée du Bouclier à Strasbourg

Les premières arrivées de réfugiés luthériens ou huguenots à Strasbourg ont lieu vers 1524, et voient se constituer peu à peu une communauté francophone. Calvin se réfugie à Strasbourg en 1538, s'y marie, enseigne au Gymnase et à la Haute École et organise la communauté en paroisse, la première au monde de type réformé. Il établit l'ordre du culte et publie en 1539 le premier psautier huguenot. Il loge dans le quartier (rue Salzmann et 2 rue du Bouclier). Calvin repart pour Genève en 1541 et les cultes ont lieu successivement à Saint-Nicolas, à Sainte-Madeleine, aux Dominicains (Temple Neuf) et à Saint-André.

La paroisse est fermée en 1563 pour des raisons et des querelles théologiques et personnelles. Les fidèles, privés de pasteur, se réunissent en « assemblés d’édification » dans les maisons, jusqu’à 1588 où elles sont interdites par la ville. Elles se poursuivent néanmoins clandestinement jusqu’en 1585.

En 1595 se tient à Strasbourg un colloque des Églises réformées de l’Est rhénan.

Réouverture d’un lieu de culte réformé à Wolfisheim, à 6km du centre de Strasbourg et hors du territoire de la ville, pour accueillir les immigrés suisses en 1655.

1685 : Suppression des cultes en français, interdiction royale aux pasteurs de parler cette langue. La révocation de l’édit de Nantes n’est pas appliquée en vertu du traité de Westphalie.

La construction du temple

Le culte en français est rétablie en 1782, en plus du culte en allemand. À la suite de l’édit royal de tolérance (1787), la paroisse est autorisée à revenir à Strasbourg. Elle construit au 4 rue du Bouclier un temple, à condition qu’il ressemble à une maison, qu’il n’ait pas de clocher et qu’il se trouve à distance de la rue, pour qu’on n’y entende pas chanter les psaumes...

Suite à la Révolution Française, le temple est réquisitionné en 1792 pour servir au club des Jacobins. Les cultes sont supprimés. Après la Terreur, récupération du temple par la paroisse et reprise des cultes (1795).

Le développement de la paroisse

En 1806, création par le gouvernement des consistoires ; le consistoire réformé de Strasbourg a son siège au Bouclier.

En 1815, création d’un deuxième poste pastoral attribué au pasteur Maeder, qui restera en poste jusqu’en 1872, pédagogue et fondateur de l’école primaire paroissiale du Bouclier (dans l’immeuble à gauche en entrant dans la cour).

A partir de 1850 2 cultes dominicaux sont célébrés : en allemand à 9h30, en français à 11h.

De 1871 à 1919, annexion de l’Alsace et de la Moselle par l’Allemagne qui échappent ainsi à la loi de 1905 de séparation de l’Église et de l’État.

A la fin du siècle, fondation de la Chorale du Bouclier par son organiste Niesberger. Elle donne désormais des concerts spirituels 2 ou 3 fois l’an.

La loi créant le Conseil Synodal, élu tous les 3 ans par le Synode de l’Église réformée d'Alsace et de Lorraine (ERAL) est votée en 1905. La même année, construction du clocher, muni d’une cloche, et première restauration de l’orgue par Link.

Lors de l'Occupation (1940 - 1945) et de l'annexion de l’Alsace et la Moselle, la paroisse se maintient sous le ministère de Charles Bartholmé.

Le culte en Allemand est supprimé aux alentours de 1990.

La paroisse compte en 2007 plus de 670 foyers et regroupe entre 50 et 100 personnes au Culte.

Les pasteurs

Architecture

L'édifice

L'orgue

A prévoir aussi

  • Vitraux
  • Choeur
  • etc...

Personnalité

Jean Calvin* (à Strasbourg de 1538 à 1541) logea d'abord chez son ami Capiton, au presbytère de Saint-Pierre-Ie-Jeune, puis chez son autre ami Bucer, 3 rue Salzmann, en face du domicile de Jean Sturm. Bourgeois de Strasbourg depuis janvier 1539, marié en août 1540, il s'installe alors dans une maison du Chapitre de Saint Thomas, probablement l'actuel presbytère réformé 2 rue du Bouclier. Trois fois par semaine, il va enseigner à la Haute École, le Gymnase Jean Sturm actuel. Sa paroisse n'a pas d'église propre : elle passe de l'église Saint-Nicolas à la chapelle de l'ancien couvent des Pénitentes (aujourd'hui église catholique Sainte-Madeleine) et enfin au chœur de l'église des Dominicains (emplacement du Temple-Neuf actuel). Le 8-10 rue des Pucelles, ancien logis du comte Guillaume de Furstenberg, a reçu la visite répétée de Calvin pendant son séjour strasbourgeois, faisant pour lui office d'avocat.

Charles Piepenbring. Né en 1840 à Mittelbergheim, il apprend le métier de tailleur. Travaillant à Paris, il devient un membre actif des Unions Chrétiennes de jeunes Gens (UCJG) où naît son désir d'être pasteur.

Après des études secondaires, puis de théologie, il est ordonné pasteur à l'église Ste. Aurélie à Strasbourg en 1871. Très francophile, il exerce son ministère à Fouday de 1871 à 1879, avant d'être appelé comme pasteur de langue française par la paroisse réformée du Bouclier à Strasbourg. Il sera le promoteur assidu de la création d'un synode destiné à unifier les consistoires réformés, synode qui verra le jour par édit impérial promulgué le 21 juin 1905.

Tout en étant président du synode, Charles Piepenbring restera au service de la paroisse du Bouclier jusqu'à sa retraite en 1914. Il décède à Strasbourg en 1928.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

Notes et références

Coordonnées